L’UNSA ANIMATION A RENCONTRÉ ALEXANDRA CORDEBARD LE 22 MAI

L’UNSA ANIMATION A RENCONTRÉ ALEXANDRA CORDEBARD LE 22 MAI

AVENIR DE L’ARE, RPA, CATEGORIE A DE L’ANIMATION, PRIMES D’ÉTÉ…

L’UNSA ANIMATION a rencontré Alexandra Cordebard, adjointe au Maire chargée des Affaires Scolaires, le 22 mai, et a abordé avec l’élue un certain nombre de problèmes importants pour le secteur de l’animation.

RYTHMES EDUCATIFS : INCERTITUDES À MOYEN TERME

Le nouveau Président de la République a clairement indiqué son intention de donner aux municipalités, en concertation avec l’Education Nationale, la possibilité de revenir sur la réforme des rythmes éducatifs décidée en 2013, et de mettre en place de nouveaux dispositifs (ou de revenir à des configurations anciennes). Face à cette situation, et à la période d’incertitude politique qui s’ouvre – tout particulièrement pour la majorité municipale -, Alexandra Cordebard a affirmé le positionnement « sans ambiguïté » et la détermination de la Ville sur la poursuite des « engagements de 2013 ». Pour l’élue, la Ville a la volonté de « poursuivre » et de demander les moyens à l’Etat de poursuivre. Le schéma actuel devrait donc perdurer, avec les TAP les mardis et vendredis après-midi, en tout cas pour l’année prochaine et sans doute ( ?) jusqu’à la fin de la mandature (2020), sans préjuger des éventuelles évolutions au niveau de l’Education Nationale, sans préjuger non plus de l’ambition affichée de certains, au sein des écoles, de relancer le débat à Paris dès maintenant.

Ce qui semble se dessiner néanmoins, ce sont des évolutions très différentes au niveau national, avec l’annonce de certaines villes d’abandonner ou de changer les dispositifs actuels de l’ARE dès la rentrée prochaine. Paris pourra-t-il faire l’économie d’un nouveau débat sur les rythmes éducatifs ? Sera-t-il possible de maintenir les TAP dans la configuration actuelle si les aides de l’Etat diminuent ? Rappelons qu’en 2013, l’UNSA ANIMATION ne s’était pas prononcé pour tel ou tel schéma particulier pour l’ARE (tout en acceptant la réforme), mais avait milité pour le maintien du mercredi de Centre de loisirs toute la journée. Nous actons le fait que la Ville veuille continuer sur la lancée actuelle. Les personnels d’animation se sont investis fortement pour que le système fonctionne et propose aux enfants parisiens des animations et des ateliers de qualité, et ils ont gagné dans l’ensemble l’adhésion des enfants et la confiance des parents, malgré de grandes difficultés de mise en place. Parallèlement, l’animation parisienne a progressé considérablement en matière statutaire (un REV par école), en nombre d’agents permanents sur les écoles, en professionnalisme. Ces acquis, nous les conserverons quelles que soient les évolutions futures.

LES RPA : SITUATION « GELÉE »

Nous avons défendu devant l’élue la situation des RPA et insisté sur la mise en poste de RPA les écoles qui n’en ont pas. En effet, nous avons actuellement une situation très inégalitaire : la plupart des REV sont assistés par un RPA ; les REV intérimaires et les nouveaux REV n’en ont pas. Les RPA sont actuellement positionnés sur des écoles qui ne sont pas nécessairement les plus importantes (en termes d’effectifs d’enfants). La DASCO avait proposé aux organisations syndicales une discussion sur l’avenir des RPA, sur l’éventuelle de nouvelles missions qui pourraient compléter leurs fonctions actuelles sur l’extra-scolaire. La multiplication des tâches administratives des REV (au détriment de leur action pédagogique), la nécessité de les remplacer de manière effective durant leurs absences (congés, maladie, formation…), les difficultés particulières liées à la taille des structures ou à leur situation (REP, REP+) rendent indispensable à notre avis cette discussion sur le maintien de la fonction de RPA.

Cette discussion, pourtant promise, n’a pas eu lieu pour le moment. Alexandra Cordebard a prétexté les dépenses importantes mises en œuvre cette année pour la DASCO pour justifier la prolongation du gel de la situation des RPA pour la rentrée prochaine. Cette décision, bien évidemment, ne nous satisfait pas. Nous demanderons des explications complémentaires à la DASCO, et envisagerons ensuite les réponses et les ripostes éventuelles.

 

L’AVENIR DE LA CATÉGORIE « A » DE L’ANIMATION

Il y a quelques années, nous étions dans une situation particulière pour la filière animation, avec des milliers d’agents de catégorie C et une centaine d’agents de catégorie B. Depuis 2013, la situation a évoluée de manière favorable pour notre filière, et la filière animation doit comporter d’ici deux ans près de 800 agents de catégorie B. En revanche, en ce qui concerne la pyramide de la filière, nous nous retrouvons avec un gros corps, avec un meilleur équilibre entre le C et le B, et surmonté d’une tête d’épingle : la catégorie A de l’animation. Huit Chefs de projet ARE, qui étaient auparavant pour la plupart RAE, ont accédé à la catégorie A en intégrant le corps des CAPSA (Conseillers des Activités physiques, sportives et de l’animation) – corps par ailleurs constitué majoritairement d’agents de la DJS (Direction de la Jeunesse et des Sports). Les Chefs de projet sont devenus, à la suite de la réorganisation des CASPE, Chefs des Pôles Affaires Scolaires des CASPE. Cependant, rien n’a été mis en prévu pour alimenter et renouveler ce corps de catégorie A au niveau de l’animation.

 

A l’occasion du départ de deux Chefs de Pôle, cette situation apparaît dans son absurdité flagrante : la catégorie A de l’animation, à peine créée, se réduit à présent à six personnes et est vouée à l’extinction si rien n’est fait pour construire et compléter la filière. L’UNSA ANIMATION a demandé à Alexandra Cordebard d’envisager les mesures nécessaires pour préserver et consolider la catégorie A de l’animation, et de faire en sorte que les Pôles Affaires Scolaires des CASPE restent destinés en priorité à des personnels issus de l’animation, répondant aux exigences du concours.

 

L’UNSA ANIMATION DEMANDE QUE LES RAE ACCÈDENT À LA CATÉGORIE A

 

L’UNSA ANIMATION a demandé à Alexandra Cordebard d’envisager l’extension de la catégorie A de l’animation en y intégrant les RAE. Les RAE, en tant que chefs de service, ont sous leur responsabilité l’ensemble des personnels d’animation d’une circonscription, c’est-à-dire des centaines d’agents. Ils gèrent ou supervisent la gestion de toutes les situations et les projets liés aux services périscolaires, la communication avec les « usagers » et tous les partenaires institutionnels. Pour ce faire, ils ne perçoivent aucune prime particulière de responsabilité.

 

La fonction de RAE justifie pleinement la catégorie A, et justifie également pleinement l’octroi d’une prime particulière de fonction. L’élue n’a pas donné de réponse immédiate à nos demandes, mais n’a récusé aucun de nos arguments. Nous reviendrons bien évidemment sur ces revendications auprès de la DASCO et de la DRH.

 

MAINTIEN DU REGIME INDEMNITAIRE DES REV DEVENAT CTAE OU CFM !

Nous avons exposé à Alexandra Cordebard la situation indemnitaire singulière des REV qui accèdent aux fonctions de CTAE (Coordonnateur Territorial de l’Action Educative) ou CFM (Coordonnateur des Moyens de Fonctionnement). En effet, ces agents, dont les nouvelles fonctions devraient relever d’une progression professionnelle, subissent une diminution de leurs indemnités annuelles de plus de 600€, qui correspond à la suppression de la « prime d’été » attribuée aux REV (quand ils sont directeurs de CLE).

 

Cette situation n’est bien sûr pas tolérable, et l’UNSA ANIMATION demande le maintien de l’intégralité du volume de primes quand un REV devient CTAE ou CMF.

 

PRIMES D’ÉTÉ DANS LES CIRCONSCRIPTIONS POUR TOUS LES MEMBRES DES COORDINATIONS !

 

Quand un REV est appelé à travailler en Circonscription au sein d’une Coordination d’été, il conserve la prime qu’il aurait eu s’il avait assumé les fonctions de directeur de CLE, ce qui est totalement légitime. En revanche, dans le cadre des Coordinations d’été, seul le Coordonnateur (juillet et août) perçoit une indemnité (d’environ 900€) : ses adjoints ne perçoivent aucune prime spécifique. Au vu de l’évolution du travail des Circonscriptions, au vu de la charge de travail toujours plus lourde qui affecte les personnels des sections Action Educative, et au vu des spécificités de la préparation et de la mise en œuvre des campagnes d’été, l’UNSA ANIMATION estime qu’il est légitime que les CTAE et CMF participant aux Coordinations d’été perçoivent une prime spécifique correspondant à celle d’un REV travaillant l’été en Circonscription ou sur le terrain. C’est ce que nous avons signifié fortement à l’élue.

D’INQUIÈTANTES DIFFICULTES À RESPECTER LES NORMES…

 

L’UNSA ANIMATION a demandé à Alexandra Cordebard la pérennisation des cellules de remplacement, et qu’une réflexion sérieuse soit menée sur le fonctionnement des cellules (réflexion qui devait avoir lieu et qui a été sans cesse repoussée). Nous sommes dans une situation paradoxale où d’un côté rien n’est fait pour véritablement donner les moyens aux cellules de fonctionner correctement, et où d’autre part il est de plus en plus difficile d’assurer les remplacements. Respecter les taux d’encadrement DDCS, notamment sur l’interclasse, devient mission impossible pour peu qu’il y ait des absences d’animateurs (et c’est le lot quotidien des écoles). Et respecter le taux d’animateurs diplômés est également très difficile sur les TAP, notamment à cause des associations. Dans cette situation, il est urgent de renforcer le rôle des cellules de remplacement et de préciser leurs missions. Il est également urgent d’engager une réflexion sur la très grande difficulté que nous rencontrons à respecter les normes DDCS sur de nombreuses écoles. Cette difficulté est constitutive d’un ensemble d’éléments qui, dans la situation nationale actuelle, pourrait participer à la mise en cause du schéma parisien des rythmes éducatifs.

 

 

Nous avons débattu de toutes ces questions avec Alexandra Cordebard, sans que pour l’heure des solutions satisfaisantes aient été proposées par l’élue. Nous avons convenu avec l’élue de nous rencontrer de nouveau cet été ou en septembre.

 

Le 6 juin 2017.

 

 

 

 

UN REV PAR ECOLE : BILAN CHIFFRÉ

 

En 2017, 93 lauréats ont réussi le concours d’Animateurs d’Administrations Parisiennes : 77 au concours interne (+ 8 lauréats de la liste complémentaire) et 8 au concours externe. Parmi ces 93 lauréats, il y a 61 REV intérimaires, 5 DPA, 24 Adjoints d’Animation, 1 Action Collégien, 1 vacataire et 1 « extérieur ». La réussite au concours de 24 Adjoints d’Animation ne pose pas de problèmes d’affectation particuliers cette année. Mais si le nombre d’Adjoints d’Animation réussissant le concours est aussi élevé l’année prochaine et si ce nombre ne correspond aux départs d’AAP (retraire, disponibilités, mobilité…), cela risque de poser des problèmes de maintien en poste pour certains REV intérimaires. Or, ce qui a été décidé, c’était le maintien des REV intérimaires jusqu’au terme du processus de mise en poste d’un REV de catégorie B par école. Nous avons évoqué ce problème avec l’élue.

 

Sur l’ensemble des lauréats, 86% ont suivi la préparation. Cette préparation a dans l’ensemble été jugée très satisfaisante par les participants.

 

103 nouveaux REV de catégorie B seront donc nommés à la rentrée : 93 lauréats du concours + 10 agents nommés au choix pour 2017 (le nombre de promotions en 2017 au choix étant tributaire du nombre de lauréats au concours 2016). Nous aurons donc à la rentrée 2017 : 491 REV (de catégorie B), 153 REV intérimaires et 11 DPA.

 

En 2018, il devrait y avoir un concours ouvert pour une soixantaine de postes. Entre 35 et 40 agents devraient être promus au choix.

 

 

 

 

Nous reviendrons ultérieurement sur d’autres problématiques pour le moment non solutionnées : hygiène des enfants en maternelle, repas gratuit pour les animateurs durant les vacances scolaires, cycles de travail des animateurs et des REV…