INDIGESTOR, la charge de travail…

L’UNSA ANIMATION PRÉSENTE À TOUS LES AGENTS SES MEILLEURS VOEUX POUR 2018
 
Effectifs sur Eudonet :
l’irrésistible ascension de la charge administrative
 
Depuis la mise en place de la réforme des rythmes éducatifs en 2013, la montée en puissance des tâches administratives dévolues aux REV a été constante. Petit à petit, d’une rentrée à l’autre, par couches successives, mais avec une grande régularité, la charge de travail consacrée à l’administratif est devenue une machine chronophage. A présent, ce sont les effectifs d’enfants qu’il faut renseigner sur Eudonet, et pour tous les services péri-scolaires.  La coupe est pleine, et depuis longtemps, mais l’administration continue à charger la barque, sans avoir conscience des conséquences de cette boulimie administrative, de cette avalanche de dates butoirs, de cette multiplication d’exigences dont souvent la nécessité est loin d’être démontrée, et dont la cohérence n’est parfois pas évidente. Cette surcharge de travail administratif, qui devient insupportable, se fait au détriment de ce qui constitue encore (mais pour combien de temps?) le cœur du métier de REV: le travail pédagogique avec les équipes d’animation et pour les enfants. Nous reviendrons sur cette multiplication des contraintes et des obligations qui sont en train détruire le métier de REV en les épuisant, et nous comptons bien interpeller sur ce sujet le nouvel Adjoint au Maire et la nouvelle directrice des Affaires scolaires. En ce qui concerne la saisie exigée des effectifs sur Eudonet, il nous semble que les inscriptions des enfants sur les services périscolaires (sauf les TAP) sont encore du ressort des directeurs d’école. D’autre part, ces chiffres sont visibles sur Facil’familles…
 
Nous tenons à dénoncer dans cette affaire une pratique qui nous parait inacceptable: l’envoi – çà et là – de listes d’écoles pointant les bons et les mauvais élèves en matière d’inscriptions sur Eudonet. Cela relève de l’intimidation et de la dénonciation. Il faut arrêter ça immédiatement!
INDIGESTOR
OU CHRONOGESTOR POUR LES REV À TEMPS PARTIEL
 
Cela fait un an maintenant que les demandes de congés pour les REV sont dématérialisées et que l’outil CHRONOGESTOR a été mis en place.
 
L’UNSA ANIMATION tient à informer les agents sur une procédure qui n’est pas connue de tous.
 
LES REV à 80% (exemple pour 2017)
 
La note sur l’organisation du temps de travail des REV prévoit qu’ils disposent de 50 jours de temps partiel (ou 100 demi-journées). Ces jours se répartissent de la manière suivante : 
1er cas: les jours de temps partiel positionnés d’office sur tous les lundis et jeudis compris dans le temps scolaire (hormis les jours fériés) de façon à ce que la journée de travail se termine à 14h30 ces jours-là. Ce nombre varie selon les années en fonction du nombre de lundis et jeudis d’école que compte l’année scolaire considérée. Il est de 34 jours en 2017 (ou 68 demi-journées).
2ème cas: les jours de temps partiel positionnés sur chacune des semaines de vacances scolaires que le REV choisi de prendre en congé. En principe, cela représente 9 jours comme c’est le cas en 2017.  
3ème cas : Le reliquat de jours de temps partiel soit 7 jours pour 2017 (50 – (34+9)). Il varie d’une année à l’autre, principalement, en fonction du nombre de jours fériés. Ce reliquat est à poser sur les semaines scolaires.
                                                                                                                     
À partir de cela voici la procédure qui doit être appliquée:
 
L’agent pose 5 jours en Congé Annuel (CA), et  une fois le congé validé par un responsable de la section éducative (RAE ou CTAE), l’UGD doit lui créditer un jour de CA correspondant au jour de temps partiel. Et cela pour pallier au  fait que dans l’application CHRONOGESTOR, les jours de temps partiel n’existe pas. Les UGD ont reçu une fiche technique qui leur explique la procédure à suivre.
 
La question est de savoir si ces jours sont bien crédités aux agents concernés ?
De plus, sur ces 50 jours de temps partiel, existe-t-il une manière de les comptabiliser et d’en informer les agents? Et cela est-il pris en compte dans le total des congés des agents ?
Ces questions existent aussi bien pour les REV à 90%.
Car si la procédure n’est pas respectée cela peut représenter aux alentours d’une dizaine de jours perdus dans l’année !
 
Par ailleurs, fort est de constater que le temps de travail des REV est similaire au temps de travail des autres agents de catégorie B de la Ville, c’est-à-dire 35 heures par semaine. Le travail effectué durant les vacances scolaires génère ainsi automatiquement des JRTT.
 
Néanmoins lors de l’exercice de leur mission les REV sont amenés à effectuer des formations, à avoir une activité syndicale ou même à participer à des réunions dans le cadre scolaire ou à la demande de l’administration (CASPE, DASCO…). Certaines journées d’absence (formation, concours ou préparation à un concours, accident de travail, absence syndicale…) donnent droit à JRTT en étant comptabilisées 7h48 – ce qui peut impliquer de facto un dépassement des 14 jours, comme le précise la note sur « l’organisation du temps de travail des REV et des REV intérimaires».
 
L’UNSA ANIMATION, lors des négociations sur le temps de travail des REV, avait fait une proposition qui, en fonction des temps travaillés, rendait possible l’accès à des RTT. Et donc tout travail au-delà de ces 35 heures procurerait des JRTT. Or avec l’arrivée de CHRONOGESTOR, nous constatons les limites du fonctionnement actuel. Les REV sont bloqués à 14 JRTT alors que diverses tâches et missions leur font cumuler plus que ce nombre. Cependant encore une fois cela représente du temps donné à l’administration qui refuse de les  comptabiliser. Pour rappel n’importe quel agent de catégorie B peut générer jusqu’à 22 jours de JRTT.
 
Alors, pourquoi pas les REV ?
 
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Réajustement des primes des Animateurs des Administrations
Parisiennes (REV) nommés en catégorie B en 2015 et 2016
 
Il existe pour chaque corps de la Ville de Paris un T.M.R. (Taux Moyen Règlementaire) qui fixe le montant des primes PFR (Prime Fonction Résultat) alloué à chaque agent lorsqu’il accède à ce corps.  Le montant de la PFR, ayant que la répartition entre la part liée à la Fonction et celle liée aux « Résultats » (qu’on peut appeler « part au mérite ») est cadrée par la délibération 2012 DRH 112 des 10 et 11 décembre 2012 que vous trouverez en pièce jointe.
 
Les Adjoints d’Animation ayant été nommé par concours ou au choix dans le corps de catégorie B des A.A.P. en 2015, et en 2016 n’ont pas vu ce T.M.R. leur être appliqué. Ceci a entrainé que la « part « Fonction » de la P.F.R. (identique pour tous quand la fonction de R.E.V. est exercée) était pour l’ensemble des nominés inférieure à ce qu’elle devait être. 
 
Le Bureau des Rémunérations de la Ville de Paris a dans un premier temps négligé de verser à la DASCO l’enveloppe budgétaire nécessaire à l’application de ce T.M.R. pour les agents concernés en 2015 et en 2016 et ensuite a estimé, malgré les demandes de la DASCO, qu’un « rattrapage rétroactif » n’était pas possible juridiquement… Avant de reconsidérer tout dernièrement sa position et de procéder sur la paie du mois de décembre 2017 aux réajustements financiers nécessaires. Selon la DASCO, le même dispositif de rattrapage se mettra en place pour les animateurs nommés dans le corps des Animateurs des Administrations Parisiennes lors du concours 2017.
 
Le 19 janvier 2018.