Congrès

RAPPORT D’ACTIVITÉ DE LA SECTION ANIMATION 2012-2017

La section Animation du syndicat Autonome (UNSA ANIMATION) a été créée en 2004 par une poignée de militants. En 2009, l’UNSA ANIMATION remporte les élections professionnelles et devient le premier syndicat des animateurs, tant chez les personnels de catégorie C (les Adjoints d’Animation) que chez les personnels de catégorie B (les Secrétaires Administratifs spécialité Action Éducative).

L’UNSA ANIMATION représente les personnels de l’animation, tous statuts et fonctions confondus :

  • Catégorie C : animateurs vacataires, contractuels, titulaires (Adjoints d’Animation), animateurs des Centres Ressources, des Centres de loisirs hospitaliers ;
  • Catégorie B : Responsables Éducatifs Ville (Animateurs d’Administrations Parisiennes), RAE (Responsables de l’Action Éducative), CTAE (Coordinateurs Territorial de l’Action Éducative), CMF (Coordinateurs des Moyens de Fonctionnement), Adjoints Éducatifs de l’Action Collégien ;
  • Catégorie A : Responsables Pôle Affaires Scolaires (CAPSA).
  • Action syndicale en direction des agents des Caisses des Écoles.

L’énumération même de ces statuts et fonctions montre l’évolution importante de la filière Animation durant ces dernières années, dont nous allons parler.

LA SECTION UNSA ANIMATION

L’UNSA ANIMATION n’a cessé de se renforcer depuis sa création : d’une quarantaine d’adhérents en 2008 à une centaine en 2009, nous avons atteint les 200 adhérents en 2012. En 2016, nous avons 239 adhérents. La répartition des adhérents entre les différents statuts est la suivante : 70% des adhérents sont en catégorie C (ou non-titulaires) et 30% en catégorie B. Nous avons plusieurs adhérents CAPSA-Animation (catégorie A).Nous pouvons noter parmi nos adhérents un noyau dur d’environ 150 adhérents et une frange variable qui peut évoluer et changer chaque année. Les modalités même de notre système d’adhésions favorise chez certains des adhésions « à éclipses » – une année sur deux par exemple – et si nous calculons le nombre de nos adhérents sur deux ans, nous sommes plutôt sur un chiffre de 300 : ainsi 60 adhérents de 2015 n’ont pas renouvelé leur adhésion en 2016. Cela ne veut pas dire que nous les avons « perdus » : ces « adhérents » reviendront vers le syndicat cette année ou l’année prochaine.

Notre action au quotidien est repartie sur plusieurs champs : l’amélioration des conditions de travail des personnels, l’information des agents sur leur droit et devoir, et la défense individuelle des personnels dans le cadre de procédure disciplinaire.

Les animateurs sont répartis dans les écoles, les 10 Circonscriptions, les Centres de ressources… Nous intervenons (ou nous essayons d’intervenir) donc sur plus de 700 sites disposés dans les 20 arrondissements de Paris. Depuis 2014, nous disposons de deux permanents. Une dizaine de délégués disposent de quelques heures de décharge pour tourner et nous représenter sur les différents sites.

L’EVOLUTION DE LA FILIERE ET NOTRE ACTION

La période 2013-2017 a été un temps de profond bouleversement de la filière Animation. La mise en place de l’ARE (Aménagement des Rythmes Éducatifs) a été une opportunité pour renforcer de manière significative l’animation à Paris. Avant 2013, nous avions une centaine d’agents en catégorie B (travaillant en Circonscription) et tout le reste (1800 Adjoints d’Animation) en catégorie C. En 2012, et largement grâce à notre action, nous obtenions le C+ pour les directeurs de Centre de Loisirs. En 2012-2013, notre section ne se positionne pas contre l’ARE (ou son report), mais milite fortement pour le renforcement de la filière et le passage en catégorie B des directeurs de Centre (grève du  20 février 2013 : 76% d’écoles fermées). Suite à d’âpres négociations, nous obtenions le passage en catégorie B des directeurs de Centre de loisirs (383 agents) – en intégration directe et sans concours, et la création d’un nouveau corps de catégorie B : les Animateurs d’Administrations Parisiennes.

L’UNSA Animation a en 2013 soutenu la réforme des rythmes scolaires à Paris sur la base d’un accord avec le Maire de Paris, Bertrand Delanoë qui portait sur quatre points principaux :

1/ Création d’un corps de catégorie B pour les directeurs de centres

2/ Création de 1000 emplois de titulaires pour faire face aux besoins de la réforme

3/ Limiter l’emploi précaire dans l’animation

4/ Donner la responsabilité directe des services périscolaires aux animateurs municipaux.

Le Contrat passé par l’UNSA Animation en 2013 (seul syndicat animateur à avoir défendu la réforme) avec le Maire de Paris Bertrand Delanoë et repris à son compte  par Anne Hidalgo à partir de 2014, a-t-il été respecté ?

1/ création du corps de catégorie B (R.E.V.) :

Aucun emploi budgétaire en 2012, 175 emplois budgétaires en 2013,  412 emplois budgétaires en 2014, 455 emplois budgétaires en 2016, 1 R.E.V. par école prévu pour 2019 soit plus de 600 postes budgétaires (concours déjà engagés).

2/ Création de 1000 emplois de titulaires (Adjoints d’Animation) :

2004 emplois budgétaires en 2012, 2716 emplois budgétaires en 2013, 3627 emplois budgétaires en 2016.

3/ Limiter l’emploi précaire :

Création de 1620 emplois contractuels à temps partiel

Chiffres émanant du rapport de la Mission d’Information et d’Évaluation : rapport  sur la politique dédiée au périscolaire à Paris (avril 2016)

4/ Donner la responsabilité directe des services périscolaires aux animateurs municipaux.

Les R.E.V. gèrent directement l’ensemble des services péri et extrascolaires à l’exception des Coup de Pouce/ALEM et des Ateliers Bleus.

Nous devons donc considérer d’une manière totalement objective que les quatre engagements pris par la Mairie de Paris à l’égard du syndicat UNSA Animation ont été tenus. La filière de l’Animation depuis 2013, s’est structurée, stabilisée et considérablement renforcée. C’est la fierté de l’UNSA Animation d’avoir su prendre seule, isolée, ses responsabilités pour permettre que l’on arrive aujourd’hui à cette situation.

(La CGT, F.O., le Supap FSU étaient contre la mise en place de la réforme et soutenait les enseignants contre la mise en place de la réforme à Paris)

L’ARE a été mise en place dans des conditions chaotiques. Dès le mois de septembre 2013, nous demandions la création de postes de DPA (directeurs de points d’accueil) en appui aux REV, ce que nous avons obtenu. Grâce à la grève du 12 novembre 2013, tous les personnels d’animation (REV et Adjoints d’animation) ont bénéficié d’une prime supplémentaire de 950€ annuelle, et les animateurs vacataires ont pu être payés pour l’animation ARE des mardis et vendredis (1h30) sur une base de 2 heures. En outre, 1000 postes d’animateurs titulaires devaient être crées sur deux ans. Si la nomination en catégorie B des R.E.V. offre le plus de visibilité, de nombreux vacataires ont pu, entre 2013 et 2017 améliorer leur situation tant au niveau du montant des rémunérations, des droits et de la stabilité de leur emploi.

Notre section s’est alors fixé comme objectif la mise en poste d’un REV (Responsable Éducatif Ville) par école : nous étions en 2013-2014 à 383 REV, l’objectif était donc d’obtenir 285 postes de catégorie B supplémentaires, directement ou par étapes (en passant par exemple par le C+). Lors de la grève du 15 octobre 2014 (75% d’écoles fermées), nous mettions en avant notamment nos revendications d’un REV par école et de revalorisation (indemnitaire et statutaire) des DPA (Directeurs de point d’accueil). Dans un premier temps, 50 postes supplémentaires de REV ont été obtenus.

Élections professionnelles de 2014-2015. Lors des élections professionnelles CAP de 2014-2015, notre section confortait sa position de premier syndicat de l’animation : 62% de suffrages pour l’UNSA ANIMATION en catégorie B (Animateurs d’Administrations Parisiennes) et 42% de suffrages en catégorie C (Adjoints d’Animation). Le point négatif était un taux de participation extrêmement bas (41,45% en catégorie B et 27,76% en catégorie C), constante malheureuse des élections professionnelles dans l’animation depuis 2001. Parallèlement, l’UNSA confortait sa position de syndicat majoritaire à la DASCO (avec 33% des suffrages).

Depuis les élections, nous avons pu progressivement mettre en œuvre plusieurs revendications essentielles de notre section : création de mille emplois Temps Plein titulaires/contractuels, perspective d’un responsable unique par école (avril 2015), statut et rémunération des DPA. Le 12 février 2016, une grève massive mettait en avant nos revendications (70% d’écoles en grève).

Suite à cette grève la directrice des Affaires Scolaires, Mme Darpheuille, a annoncé l’accord de la Mairie de Paris pour aller vers un responsable périscolaire par école de catégorie B sur 5 ans. Par la suite, nous avons demandé et obtenu que cela se fasse sur 3 ans, avec la nomination immédiate des DPA en qualité de REV intérimaires ainsi que des conditions favorables au concours pour les REV intérimaires (90% des postes aux concours internes 2017 et 2018). En associant les modalités du concours et du passage au choix la majorité des REV intérimaires pourront avoir accès à la catégorie B. Actuellement sur Paris, il y a 448 REV en B, 124 REV en C et 8 DPA. Les divers concours et nomination aux choix doivent permettre d’absorber le nombre restant de REV en C. Cependant le nombre d’animateurs (non REV) ou d’extérieurs passant et réussissant le concours peut faire varier ces prévisions.

La Mairie a réaffirmé sa détermination à maintenir le dispositif actuel sur la rentrée 2018/2019 ainsi que la suivante. L’engagement de l’Académie de Paris à poursuivre dans cette voie aux cotés de la Ville de Paris est confirmé. Au-delà de cette période les élections municipales de 2020 marqueront l’avenir. Et donc des interrogations sont légitimes sur le devenir de l’aménagement des rythmes éducatifs à Paris, les gains statutaires et indemnitaires sont des avancées majeures pour la filière animation. En tant que syndicat majoritaire de l’animation, nos actions au cours de cette période auront été déterminantes pour toutes ces avancées.

En outre, la section Animation a engagé une action envers les agents des Caisses des Écoles, notamment la Caisse des Écoles du 12ème Arrondissement, avec des résultats significatifs. Rappelons que la Caisse des Écoles emploie 3300 agents à Paris, et qu’il n’y aura pas de développement possible dans ce secteur sans moyens (notamment attribution d’heures syndicales).