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Lettre d'information SA - TS - dessinateurs mai 2012
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enquete.jpegENQUETE SA - TS - DESSINATEURS


Comme promis, voici les résultats complets avec nos commentaires de notre enquête, désormais close, concernant les SA, TS et dessinateurs.

 

Merci aux 650 personnes qui ont pris la peine de consacrer quelques minutes pour remplir ce questionnaire.

 

Merci aussi pour les commentaires et réflexions, ils ont apporté des précisions indispensables très pertinentes pour la compréhension d’une analyse synthétique.

  

La question nous a été posée à plusieurs reprises : Qu’allez-vous faire de ce questionnaire ?

Il sera présenté à la DRH, avec vos principales réponses qui constituent un état des lieux général de vos fonctions, de vos conditions de travail et de vos préoccupations quant à l’avenir de nos corps.

Le but final est de faire reconnaître à leur juste valeur nos fonctions, indispensables au bon fonctionnement de notre Collectivité au service des Parisiens.

 

Le bureau des personnels administratifs et techniques de l’UNSA souhaite que ce questionnaire ne soit qu’un début. Nous vous proposons de continuer ce débat ; faites nous part de vos réflexions, de vos questions sur notre forum (forum qui comporte une modération à priori en raison de l’accessibilité de notre site depuis tout l’Internet).

Tout commentaire sera le bienvenu.

  

MERCI  ENCORE A TOUTES ET A TOUS POUR VOTRE PARTICIPATION


ANALYSE SYNTHETIQUE PAR THEME DE L'ENQUETE :

 

I – L’ORGANISATION DU TRAVAIL ET L’ACCOMPLISSEMENT DE VOS MISSIONS :


 

Votre temps de travail :

 

La majorité des cadres B a une durée hebdomadaire de temps de travail comprise entre  35 et 39 heures ; peu ne font réellement que 35 heures (6,22 % seulement), c'est-à-dire sans possibilité de JRTT. Une forte minorité  fait plus de 39 heures par semaine.

 

Plus de 37 %  avouent, soit fréquemment, soit de temps en temps,  travailler en dehors des plages horaires du temps de travail, soit avant 8 heures le matin, soit après 19h 30 le soir, souvent sans aucune considération de la part de la hiérarchie..

Pis, 28 % des agents déclarent amener du travail à leur domicile, la badgeuse ne prenant évidemment pas en compte ce travail.

 

Les griefs formulés à l’encontre de Chronogestor et de la gestion du temps de travail sont assez variés chez nos collègues, citons parmi  les plus fréquents :

 

- Pas de prise en compte du travail hors site ;

- système trop rigide ;

- structure qui tient compte uniquement de la présence, pas de la qualité du travail ;

- pas de possibilité de journée continue à la ville,  pause méridienne obligatoire d’au moins 45 minutes ;

- système qui défavorise les agents qui habitent loin de leur lieu de travail ;

- pas de comptage en dehors des plages fixes ;

- manque de fiabilité ;

 

- système obsolète de flicage : les rapports de confiance qui prévalaient entre les agents et leur hiérarchie,  jusqu’à la mise en place de Chronogestor, sont perdus de vue ;

- pénalise ceux qui habitent dans des zones ou la fiabilité horaire des transports publics est défectueuse ;

 

- système inéquitable pour les temps de trajet concernant les réunions et les formations ; le temps de transport n’est pas toujours pris en compte et la gestion est très complexe dans Chronogestor. De plus, non homogénéité de traitement d’une  direction (voire d’un service) à l’autre.

 

Vos tâches :

  

D’une manière générale, l’enquête démontre qu’elles se sont accrues au cours des dernières années et que, loin de s’être enrichies, elles accusent pour certaines un manque d’intérêt.

 

 

 Près de 50 % des interrogés estiment  que l’ensemble de leurs fonctions ne peut être accompli dans les temps impartis et sont obligés de dégager des priorités en sacrifiant d’autres moins urgentes.

 

 

Les systèmes informatiques, qui devaient a priori alléger les tâches répétitives et améliorer la gestion des missions administratives, n’ont pas toujours très bonne presse parmi nos collègues.

Ils ne sont que 28 % à penser que l’Informatique  a simplifié leurs tâches, la majorité estime au contraire que les procédures ont été rendues plus complexes.

 

Les rapports avec la hiérarchie ne sont pas toujours harmonieux :

22 % des agents n’ont pas toujours des rapports équitables, même parfois exécrables.

 

Le manque d’effectif a pour corollaire la difficulté de prises de congés, ou la quasi-obligation de prendre un compte épargne temps - 44 % affirment en avoir ouvert un - qu’il est souvent difficile d’utiliser faute de personnel de remplacement.

 

Plus de la majorité des agents, 52 %, serait intéressée par une rémunération des jours pris au CET, position défendue par l’UNSA et refusée par le Maire de Paris.

  

Quelques brefs témoignages  sur les nouvelles technologies :

  

- Elles ont alourdi la charge de travail ;

- accumulation des logiciels à gérer au fil du temps, dont certains ne servent à rien ou ont un intérêt très limité ;

 

- les applications n’ont fait que complexifier les tâches, elles sont loin de les avoir simplifiées ;

- multiplicité des missions annexes (exemple : prolifération des tableaux de bord) n’a occasionné souvent aucun gain de temps ;

 

- formations en informatique sont insuffisantes : trop généralistes (pas de cas concret) et trop brèves pour être performantes ;

- elles déshumanisent, trop de temps passés sur l’ordinateur au détriment du travail de terrain et de l’écoute des usagers.

  

Conditions matérielles de travail :

 

La majorité de nos collègues travaille dans des bureaux partagés, seulement  25 % déclarent un bureau individuel,

16 % partagent leur bureau avec un cadre A, souvent leur chef de service. Le stress est-il davantage présent dans ce cas de figure ?

15 % affirment travailler en open-space, ce chiffre va malheureusement s’amplifier dans les prochaines années, car les restructurations incessantes des services occasionnent bien souvent ce type d’agencement, même si la Mairie de Paris s’en défend. Il est pourtant très peu plébiscité par l’ensemble du personnel. Les griefs sont bien connus : manque de concentration, caractère bruyant et manque d’intimité.

 

Seulement 31 % des agents estiment leur cadre de travail agréable, le matériel informatique n’est pas toujours adapté, souvent mutualisé.

 

 Dans les nouvelles structures, l’espace propre à chaque agent se trouve réduit.

 

Quelques témoignages :

 

- Très mauvaise climatisation dans les nouveaux espaces ;

- aucune possibilité d’ouverture des fenêtres ;

- manque de place ;

 

- difficulté de travailler avec plus de 6 personnes dans un bureau ;

- beaucoup de nuisances sonores dues au téléphone ;

- mauvaise isolation thermique et phonique ;

- ordinateurs lents, logiciels multiples, non efficients ;

- beaucoup de passage dans les open-space.

 

 II -LA RECONNAISSANCE PROFESSIONNELLE :

  

Malgré les propos souvent lénifiants de la Mairie de Paris sur la reconnaissance professionnelle, c’est un échec de sa politique.

  

L’immense majorité des agents, plus de 64 % estime flagrante la non-reconnaissance du métier de SA, de TS ou de dessinateur.

 

Nos collègues se plaignent aussi de l’écoute pas toujours bienveillante de leur hiérarchie.

 27 % seulement estiment qu’elle est à leur écoute, et 30 % considèrent être informés des décisions prises par la hiérarchie.  C’est loin d’être la majorité, la communication a décidemment des difficultés à s’effectuer correctement.

  

Les effectifs sont jugés très insuffisants.

  

Les cadres B sont près de  60 % à estimer qu’ils accomplissent souvent ou parfois des tâches de cadre A sans aucune reconnaissance de la Mairie. Les promotions en catégorie A sont insignifiantes, elles concernent chaque année  une dizaine d’agents sur un effectif d’environ 1800 SA.

 

Quelques témoignages : (et nous n’avons pas choisis les plus virulents)

  

- Hiérarchie débordée, donc peu disponible ; manque de temps = moins de concertation ;

- peu de promotions ;

 - le travail doit être réalisé dans des délais toujours plus courts, l’Administration se moque de notre ressenti et de notre mal-être ;

- turn-over important dans les postes d’encadrement qui nuit à la qualité du service rendu aux Parisiens ;

- manque de considération ;

- manque de courtoisie et de discernement dans le style de management ;

- beaucoup d’exigence, peu de reconnaissance ;

 - l’encadrement supérieur, d’une façon générale, écoute, mais n’entend pas ;

- hiérarchie pas assez combative pour solliciter des postes budgétaires nouveaux ;

- accroissement des objectifs sans aucun moyen.

 

Les primes :

 

Plus de 63 % de nos collègues les considèrent insuffisantes par rapport au travail réalisé,  seulement 8 % estiment qu’elles sont correctes.

 

La Mairie de Paris doit revoir sa copie, notamment quant à l’équité entre les agents et à la clarté des attributions.

 

Ainsi, plus de la moitié des agents ne s’estime pas informée des montants moyens et plafonds des différentes primes. Il faut préciser que la Mairie de Paris entretient sciemment une totale opacité, en ce domaine qu’elle souhaite faire perdurer notamment pour les SA. Les montants entre agents sont totalement subjectifs et attribués « selon la manière de servir » (c'est-à-dire, à la tête du client).

 

La réforme de la catégorie B :

 

« La montagne a accouchée d’une souris », c’est le sentiment général

 

Les personnes interrogées ne sont que 4,51 % a avoir constaté une amélioration notable de leur salaire, presque 56 % n’ont vu sur leur fiche de paie qu’une très faible bonification ou aucune différence.

A noter que 19 % des déclarants, notamment les TS, n’ont pas encore pu bénéficier de cette réforme.

 

Les promotions :

  

Mme Errecart, adjointe au Maire, chargée des personnels, s’était engagée pour l’octroi au moins d’une promotion au choix par agent au cours de la carrière, les chiffres sont loin de ce constat : 47 % des agents déclarent n’avoir jamais bénéficié d’une promotion.

  

Quant à l’objectivité des promotions au choix, les agents ne sont que 3,58 % à penser qu’elles sont décernées de façon juste, selon la manière de servir.

En revanche ils sont 37 % à estimer qu’elles sont attribuées à la tête du client. La Mairie de Paris pratique une gestion de pénurie que nous désapprouvons fermement, elle se traduit  pour  nombre d’agents méritants, par aucune nomination, au cours de leur carrière, faute de postes budgétaires suffisants.

  

III -  LA FORMATION :

 

D’une manière générale on se plaint de délais d’attente trop longs pour obtenir les formations et d’une inadéquation entre l’offre et la demande.

 

26 % seulement utilisent leur DIF : trop de travail, choix trop restreint, formation non adaptés, sont les griefs les plus courants.

 

 12 % des agents se voient refuser les formations demandées, ces refus proviennent de formations jugées non adaptées pour le travail exercé par l’agent, ou par manque d’effectif.

 

Par contre la hiérarchie impose des formations à près de  30 % des effectifs.

 

Moins de la moitié, 46 %, estiment que les formations DRH sont adaptées aux besoins professionnels

 

Les délais d’attente pour obtenir les formations sont trop longs, à l’unanimité des interrogés. Cela peut compromettre des carrières, notamment les préparations à concours, et pour certaines matières bien spécifiques.

 

Nous en reparlerons en dernière partie dans les nombreux  témoignages concernant la formation.

 

Quelques brefs griefs :

 

- Formation pratique insuffisante et inadaptée, à la diversité des métiers ;

- certains métiers n’ont pas de formation (architecture par exemple, domaine juridique particulier, bâtiment et travaux publics, domaine des marchés) ;

- aucune formation destinée aux techniciens ;

- formation trop générale et superficielle ;

- pas de plate-forme pour échange d’expérience ;

- formation pour les concours : pas assez de place en salle ;

- trop de travail, manque de temps, pour les formations ;

 

- lorsque l’on souhaite s’orienter vers d’autres secteurs, préparer une nouvelle orientation professionnelle, les formations nécessaires sont trop souvent refusées par la hiérarchie, car non prioritaire ;

 

- délais d’attente trop long = la formation intervient souvent postérieurement aux besoins ;

- formation trop courte pour certaines applications complexes (notamment dans le domaine informatique).

 

 IV - LA MOBILITE :

 

Elle semble bien réelle et entrée dans les consciences, malgré les critiques formulées souvent par la Mairie de Paris qui se plaint du peu de volonté de mobilité de la part de ses agents.

 

Près de 40 % des agents ont déclaré avoir souhaité changer de postes au cours des dernières années.

Ces recherches n’ont pas toujours été rapidement fructueuses.

 

Les doléances sont multiples :

 

- fiche de poste « de complaisance », le poste est déjà pourvu avant la parution de la fiche ;

-le recruteur ne répond pas systématiquement à toutes les candidatures, même par la négative ;

- près de 40% des interrogés estiment que les fiches ne correspondent pas aux emplois proposés, 28 % seulement considèrent qu’elles sont bien rédigées.

Nous avons déjà signalés ce fait à la DRH, il semble que la situation ne se soit guère améliorée depuis, nous allons la relancer.

- les seniors s’estiment discriminés, 24,88 % des réponses parmi les recherches infructueuses.

  

La majorité des agents déclarent  que les conditions de recrutement  à la Mairie de Paris s’apparentent au privé (CV, lettres de  motivation, entretien d’embauches…), ils ne sont que 19 % à penser le contraire.

Le concours, ne suffit malheureusement plus pour trouver un poste à la Ville, nous estimons que c’est à la DRH de fournir un emploi à un agent après réussite à concours.

 

L’agent de la ville subit en fait  une double peine :

1)    réussite à un concours sélectif

2)     recherche de poste dans une direction.

 

A l’État, les postes disponibles  sont choisis par les candidats, en  fonction du rang de classement au concours. Ce système était encore appliqué à la Ville il y a quelques années, il semble totalement perdu de vue.

 

Plus grave, 10 % affirment avoir subi des pressions pour  chercher un poste dans un autre service, alors qu’il s’agit d’une pratique totalement scandaleuse et illégale.

  

V -LA SANTE AU TRAVAIL :

  

La Ville a de sérieux progrès à faire concernant le bien-être de son personnel.

 

Près de 20 % affirment ne jamais être convoqués pour les visites médicales,

  

39 % estiment que les conditions de travail ont un impact sur leur santé (stress : 65,06 %,  troubles musculo squelettiques : 38,96 %…), plus de 30 % ont fait part de ces difficultés à la médecine du travail, et la moitié parmi les plaignants déclarent avoir été écouté, cela ne se traduisant pas obligatoirement par des améliorations de leurs conditions de travail ou de leur état de santé (30,11 % d’avis favorables, 62,93 % d’avis défavorables).

 

La cellule psychologique de la ville semble très peu consultée, malgré les innombrables cas de troubles psychosociaux dus au travail. La majorité parmi les plaignants ayant sollicité cette cellule, estime qu’elle n’a servi à rien. Les agents ont-il la crainte d’un manque d’objectivité  de la part d’une entité mise en place par l’employeur ?

  

Quelques doléances :

 

-  troubles visuels occasionnées par l’utilisation intensive des écrans ;

- climatisation souvent défectueuse dans les nouveaux bâtiments ;

- difficulté de prendre les pauses réglementaires, après utilisation excessive des écrans ordinateurs ;

- surcroît de travail occasionnant : fatigue nerveuse, migraine, trouble du sommeil….

  

VI - LE ROLE DES SYNDICATS :

 

Nous avons reçus des remerciements pour nos interventions,  nos collègues connaissent et apprécient le rôle des syndicats et en particulier de l’UNSA.

Nous ne sommes pas là cependant pour nous auto-congratuler, un certain nombre de critiques ont été formulées dans le questionnaire à l’encontre des syndicats d’une manière générale, notre syndicat va tenter d’y répondre :

  

1)    Peu de présence sur le terrain ; notamment sur les sites déconcentrés.

L’UNSA organise des réunions d’information syndicale, dans les directions, effectivement peu souvent dans les services déconcentrés faute de temps hélas. Nous invitons les collègues qui souhaiteraient une réunion d’info dans un service précis à nous contacter, nous l’organiserons alors. Toute réunion peut également être tenue sur votre demande.

  

2)    Reproche de ne pas être intervenu sur tel ou tel dossier, ou pour la défense d’un agent. :

Nous ne pouvons intervenir, dans les cas particulier, que si nous sommes alertés. Un service dont les agents vont mal et où personne ne nous informe, continuera à aller mal. Sachez pourtant que l’appel aux syndicats « calme » souvent la hiérarchie.

 

3)    Vous êtes trop corporatistes :

A l’UNSA, le bureau des personnels administratifs et techniques défend les SA, les TS et les dessinateurs, Il nous semble légitime de défendre les intérêts matériels et statutaires de nos collègues, ce que ne peut faire une organisation syndicale à l’échelon national.

 

4)    Organiser davantage de réunion :

Les heures syndicales sont contingentées (1 heure par mois d’information syndicale et par agent), nous ne pouvons aller au-delà règlementairement.

 

5)    Manque parfois d’information sur tout ce qui se passe à la Ville.

Nous nous efforçons de donner notre opinion à travers du bulletin l’Action, paru chaque mois, sur les problèmes concernant la ville Si vous désirez nous envoyer des articles ou donner votre opinion, n’hésitez pas à nous les adresser par mail , et à consulter notre site. – Merci d’avance

 

6)    Vous favorisez vos adhérents pour les promotions.

A l’UNSA nous ne pratiquons pas le clientélisme, mais les syndicats gèrent la pénurie entretenue par la Mairie de Paris. Nous ne pouvons défendre un dossier en CAP, face à l’Administration, que si nous le connaissons bien. Si vous estimez avoir un bon parcours professionnel, et que vous réunissez les conditions statutaires pour passer au grade supérieur, contactez-nous, nous essaierons de vous aider.

 

VII – QUELQUES REFLEXIONS LUES DANS « LA PAGE LIBRE »

 

Il s’agit de quelques commentaires non exhaustifs que vous avez formulés, ils reflètent, à notre sens, l’opinion générale. Nous sommes volontairement restés concis pour plus de clarté.

 

Salaires, conditions de travail :

 

- Sentiment de paupérisation de la catégorie C et B, un SA débute juste un peu au-dessus du SMIC ;

- renchérissement de la vie ;

- quasi-impossibilité d’habiter Paris, vu la cherté des loyers ;

- stagnation des salaires.

Voilà la triste réalité des cadres C et B »

 

« Très faibles promos au choix, quasi-impossibilité de passer de B en A »

« Recours de plus en plus au personnel non titulaire : vacataires, contractuels, contrats aidés, bref on réduit de plus en plus le nombre de fonctionnaires protégés statutairement »

« Aucune lisibilité sur les primes, il faudrait une grille d’interprétation, le modèle pour les SA, ce sont les primes attribuées aux TS »

  

Mobilité :

 

« Difficulté de mobilité, toujours pour le même motif « sous réserve de remplacement », on peut ainsi perdre un poste ».

« la hiérarchie n’est pas toujours pressé de diffuser les fiches de postes sur l’Intranet ».

« La mobilité pénalise, on nous demande à nouveau de faire nos preuves dans notre nouvelle direction, nous perdons nos places pour les promotions ».

  

Formation :

 

« Difficulté à la ville d’avoir des formations, si nous voulons changer de métier ».

« formations totalement défectueuses dans certains métiers ».

« parcours du combattant pour les préparations à concours, la ville décourage les candidats, pas assez de place en salle, pas de formation dans certaines spécificités, délais d’attente trop long, on épuise notre DIF ».

  

Reproches et critiques :

 

- Certaines questions n’ont pas été abordées dans le questionnaire 

Réponse, nous ne souhaitions pas un questionnaire démesuré qui aurait découragé plus d’un collègue. Ces questions, vous pouvez les poser sur notre forum, nous essaierons d’y répondre.

 

- Les syndicats ne sont pas assez combatifs dans les services administratifs, il n’y a jamais de grève 

 

Réponse : Le syndicalisme, c’est aussi vous, une grève ne se décrète pas, et elle n’aura aucun succès si les agents ne sont pas mobilisés. Quand il y a une réelle souffrance dans une direction, les administratifs se mobilisent. Nous sommes à votre écoute.

  

Les seniors sont les éternels oubliés à la Mairie de  Paris

Réponse : La DRH vient d’ouvrir une réflexion avec les organisations syndicales sur les Seniors. Il est encore trop tôt pour se prononcer, nous vous tiendrons informés de la suite de ce dossier.

  

Souffrance au travail :

  

« Appauvrissement des tâches, suppression de personnel, perte de qualité (il faut aller toujours plus vite), la demande est mal définie, on ne sait pas quel est l’aboutissement de notre travail = perte de sens du travail, on finit par se démotiver ».

« faute de personnel, la continuité du service public n’est pas assurée, tout cela en tenant compte, des congés, des maladies et des personnels en formations ».

 

« la francetelecomisation rampante de la ville, course au toujours + avec toujours -».

- de la part d’un futur retraité « je regrette la perte de l’humanisme au profit de la rentabilité ».

« je rêve la nuit que l’on recrute ».

« les B ont du mal à se situer entre les C et les A ».

« on privilégie la communication informatique, au détriment de la communication humaine ».

 

« le quotidien se traduit par un mal-être qui se généralise faute de reconnaissance du travail, et de pression de la hiérarchie il faut s’accrocher pour éviter démotivation et découragement ».

  

***************

  

Notre combat, avec votre soutien, au bureau des personnels administratifs et technique de l’UNSA :

 

Lutter contre les nouvelles formes de travail aliénantes et déshumanisantes

    

OPEN SPACE = PARCELISATION DES TACHES = ECLATEMENT DU MODELE TRADITIONNEL DE TRAVAIL BASE SUR LA PLURI-ACTIVITE = AUCUNE VISIBILITE SUR LE COLLECTIF ET L’EQUIPE = EVAPORATION DES METIERS = PERTE DE SENS DU TRAVAIL = DEMOTIVATION = SOUFFRANCE AU TRAVAIL

 

Bref, quand tout est taylorisé, contrôlé, lorsque l’initiative individuelle est bafouée : la machine s’enraye !

 

Avant de vous présenter les résultats complets de notre grande enquête SA/TS/dessinateurs, rappelons trois faits :

 

- notre sondage n'a rien coûté, celui de la ville "Paris et Moi" = 150 000 € annoncés par la Mairie de Paris ;

 

- nous ne sommes pas allés sur les sites de travail afin d'inciter fortement les agents à répondre au questionnaire, comme l'a fait la ville pour le sien ;

 

- Nous abordons les questions de souffrance au travail étonnamment absentes de "Paris et Moi".

 

                            C'EST ICI, BONNE LECTURE !


Date de création : 21/05/2012 @ 08:21
Dernière modification : 14/06/2012 @ 12:04
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