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résultats enquête conditions de travail 2014
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LES RÉSULTATS CHIFFRÉS

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NOS COMMENTAIRES
 
  1. LES RESTRUCTURATIONS :
 
Notre sondage indique que 44,97 % des sondés ont été affectés par des restructurations, au  cours de la mandature précédente, chiffre considérable, et ce  n’est pas fini, car elles se poursuivent de plus belles sous l’ère HIDALGO. Il  est  fort à craindre qu’elles vont encore s’amplifier surtout après les élections professionnelles.
 
Un agent sur deux pratiquement a été impacté et en a souffert, puisque l’immense majorité : 73,13 % estiment  qu’elles n’ont pas été réalisées dans de bonnes conditions.
On peut le comprendre, à la lecture des principaux griefs formulés par les collègues qui peuvent se résumer ainsi :
- restructurations trop nombreuses, parfois dans la précipitation,
- communication aux agents très parcellaires de la part de la hiérarchie, voile opaque lorsque les agents tentent de s’informer très concrètement,
- aucune écoute des agents, surtout s’ils formulent des critiques…
 
Quelques-uns de vos commentaires significatifs parmi tant d’autres :
 
« aucune concertation, on subit les changements, sans rien avoir à dire. »                             
« manque de considération au regard des restructurations à venir. A savoir qu’on ne nous dit pas les choses suffisamment en amont et, du coup cela se fait sans réelle concertation et dans la précipitation. »
« on ne nous demande jamais notre avis, et de plus si on  émet un avis défavorable, ou si l’on critique, on est très mal considéré. »
« un redéploiement n’est pas encore achevé, qu’un autre se prépare. »
 
Parfois ces commentaires  peuvent être très virulents :
 
« nous sommes guidés comme un troupeau vers la destination voulue. »
« les restructurations sont des OPA qui provoquent beaucoup de difficultés humaines. Comme les opérations sont sur le mode accéléré alors on ne prend pas le temps de s’occuper des victimes. On ne présente que les avantages et jamais les inconvénients, c’est de la vente pure et dure. »
 
Les conséquences de ces restructurations  engendrent des effets calamiteux sur les personnels :
 
« aucune transparence, les fiches de postes ne sont dévoilées que tardivement et ne sont pas le reflet de la réalité, certaines mises en compétition des postes sont de pure façade, certains postes sont réservés d’avance et nos choix non respectés. »
« les fiches de postes sont vagues, l’accompagnement RH très symbolique et les possibilités offertes, c’est « à la débrouillardise ». »
 
Le constat est évident pour tous : les restructurations n’ont qu’un seul objectif : une baisse des effectifs, qui se traduit par un redéploiement des taches vers ceux qui restent, rendant encore plus incontestable la surcharge de travail.
 
 
  1. LA FORMATION PROFESSIONNELLE :
 
Les principales critiques émanent des éléments suivants :
 
- temps d’attente trop long entre les demandes et la formation en elle-même, la rendant parfois obsolète. C’est notamment vrai pour les stages informatiques.
- grosse difficulté à obtenir des formations en dehors du catalogue ville,
- certaines formations dans des domaines précis, notamment dans le bâtiment et le domaine juridique par exemple, sont inexistantes,
- formation trop peu nombreuses, certains agents essuient des refus successifs et attendent une hypothétique formation de leur choix durant plusieurs années,
- quasi-impossibilité d’obtenir des formations si l’on désire changer totalement de métier,
- pas de mutualisation avec les autres administrations : pas d’accès aux formations du CNFPT (fonction publique territoriale) ni à celles de l’Etat,
- le manque de formation génère des fins de carrières difficiles,
- les carences d’effectifs provoquent des attentes intempestives de formation, durant plusieurs années parfois. On nous cite le cas, d’agents (considérés comme non prioritaire par l’Administration), qui chaque année renouvellent une demande de formation précise, sans aucun succès.
 
43, 96 % des agents seulement pensent que les formations sont bien adaptées, contre 29,53 % qui les jugent trop théoriques et 33,89 % qui les estiment inadaptées.
 
 
  1. LES PREPARATIONS A CONCOURS ET EXAMENS PROFESSIONNELS :
 
Elles sont largement décriées :
 
- décalage pour les examens professionnels entre les préparations suivies  et les épreuves de l’examen réel.
- difficultés d’obtenir ces préparations dans les services, car manque d’effectif et surcharge de travail.
- cours trop théoriques, trop peu d’exercices concrets.
- formations trop courtes, certaines démarrent en mars pour s’achever en juin, alors qu’il serait nécessaire qu’elles débutent dès septembre, pour optimiser les chances de succès des candidats.
- épreuves pratiques (RAEP, par exemple) trop succincts et éléments trop théoriques.
- classe exceptionnelle de SA : examen pro très complexe avec au programme : une réalisation + un projet professionnel.
 
Au final, seuls, 20,47 % des agents estiment que les préparations à concours sont bien adaptées, contre 25,65 % qui pensent qu’elles sont en rupture avec les épreuves réelles et 10,74 % qu’elles sont totalement inefficaces.
En revanche, vous êtes une petite majorité (50,67 %) à réclamer des épreuves professionnelles à nos examens au détriment de la culture générale.
 
 
  1. LES PRIMES  :
 
Le constat est on ne peut plus clair, l’immense majorité des agents estiment le le système des primes à la Mairie de Paris, concernant plus particulièrement les SA, mais également les TS, est : inéquitable, injuste et totalement opaque.
 
Vous n’êtes que 11,76 % à penser qu’elles sont correctement attribués et satisfait du montant, contre 87,03 % qui pensent le contraire : (26,47 %, qu’elles sont trop faibles, 43,14 % qu’elles sont opaques, et 18,63 % qu’ils ne savent pas se situer.)
 
On dénonce également, le manque total de communication sur le sujet, pas de grille d’évaluation, ni de critère d’attribution  non plus, bref, c’est l’Omerta, nous dit un collègue. La hiérarchie espère conserver ce brouillard, cette nébulosité, afin de conserver un pouvoir discrétionnaire et mieux rétribuer qui elle veut à sa guise et sans justification.
 
Les commentaires sont nombreux et la plupart acerbes :
 
« impossibilité de connaitre le montant de l’enveloppe allouée à chaque direction, montant moyen inconnu, difficulté de l’emploi et charge de travail non prise en compte, discussion avec la hiérarchie impossible »,
« Deux collègues de même grade, de même échelon, et ayant commencé leur carrière à la même date peuvent avoir des montants de primes complétement différents, en fonction de leur affectation, parfois + de 1000 € d’écart sur l’année Est-ce Normal ? »
« les primes ne correspondent pas au travail réalisé ! »
« nous n’avons aucune vision, tout est fait pour nous embrouiller, pas une seule personne ne perçoit la même chose, bref, c’est totalement opaque et à mon avis, inégal et subjectif ».
 
L’UNSA propose :
 
- l’établissement d’une grille de lecture et de critères bien définis pour l’attribution des primes
- un montant moyen connu de tous en fonction du grade et de l’échelon
- une variante de + ou  - 10 % en selon la manière de servir pour les SA (elle existe déjà chez les TS) cette variante devant être justifiée  par la hiérarchie.
 
  1. LES PROMOTIONS :
 
Le bilan est le même que pour les primes : nomination arbitraire et subjective, opacité, aucune communication. Toutes les décisions de la hiérarchie sont entourées d’un voile hermétique jusqu’à la décision finale de la CAP.
 
Vous êtes 8,64 % à penser que les promotions sont justes et récompensent le mérite personnel des agents contre 74,07 %  à penser qu’elles sont totalement arbitraires et 17,29 % à ne pas se prononcer par manque d’information (Il est vrai que la Municipalité ne communique guère sur le sujet).
 
Les questions qui reviennent souvent :
Pourquoi est-ce si difficile d’être promu ?
Tout est opaque, rien n’est dit dans les directions.
 
Quelques commentaires
 
« je travaille depuis 28 ans et je n’ai jamais été promu, malgré une notation à 20 depuis des années et de l’ancienneté … Alors pourquoi ? ».
« une promotion automatique au grade supérieur dès que l’on remplit les conditions me semble être la meilleure solution »,
« pas de promotion en fin de carrière suivant les postes en pyramide flottante, pas du tout au mérite, mais à la tête de l’agent qui fera le moins parler de lui. Tout voir, tout entendre, ne rien dire, surtout pas donner des idées, pas de propositions, car elles sont mal venues…. Accord cadre âge et génération, accord-cadre santé et sécurité au travail que la hiérarchie ne veut surtout pas entendre parler. »
« je suis chef de subdivision et je souhaiterais passer ingénieur, je suis en fin de carrière et je n’ai pas la possibilité de passer cadre sans examen professionnel contrairement aux SA. ».
 
Les propositions de l’UNSA :
 
- établissement d’une liste unique des promouvables (non par direction, comme actuellement) afin d’établir une équité totale entre les agents et ne pas « favoriser » certaines directions,
- publication officielle par les directions des propositions de promotion au choix = plus de transparence,
- attribution de critères objectifs et d’une grille de lecture pour les propositions de promotion de la hiérarchie,
- un taux de 50 % de promotion automatique à l’ancienneté,
- possibilité pour les TS d’accéder au choix : ingénieur
 
  1. LES CONDITIONS DE TRAVAIL :
 
Elles se sont nettement détériorées depuis quelques années, selon l’avis de nos collègues (65,17 % estiment qu’elles se sont nettement dégradées contre 32,58 % qui les estiment satisfaisantes.)
 
Les principaux griefs :
                                                                                                                               
En tête, la surcharge de travail, due à la baisse des effectifs des administratifs et aux missions supplémentaires qui s’empilent les unes sur les autres, suivi du stress, pas de reconnaissance professionnelle de la hiérarchie, ni d’écoute, perte de sens, nouvelles technologies envahissantes au détriment du cœur du métier.
 
Les commentaires sont amers (parfois virulents contre la hiérarchie)
 
« elles se sont dégradées (les conditions de travail), la direction n’écoute pas les remarques de terrain et ne cherche pas non plus à revaloriser les postes pour faire qu’ils restent intéressant avec du sens. »
« nous sommes dans un système hiérarchique ou il est très difficile de s’exprimer librement et honnêtement. Nous sommes jugés annuellement par nos chefs encadrants. L’inverse devrait  être possible et sans conséquence » 
« les postes de B deviennent très lourds, nous sommes des « couteaux suisses » multifonctions et polyvalents à l’extrême et non rémunérés à hauteur du travail accompli. Nous sommes un peu les oubliés au niveau rémunération. »
« trop de tableaux de bords, au détriment du cœur du métier et du terrain. »
« avec la mise en place des logiciels de gestion GO, ALIZE, SIMA,…les agents de catégorie B deviennent des opérateurs informatiques, ils manipulent 4 ou 5 logiciels, voire plus, ils devraient avoir une prime de technicité. »
« les applications informatiques sont chronophages, d’une qualité souvent médiocre et avec des dysfonctionnements fréquents, qui obligent à construire des tableaux de bords parallèles. »
« conception rétrograde du travail et infantilisante. SAP est un sujet en soi les outils numériques sont au centre de nos conditions de travail. Il devrait avoir un groupe intersyndical de travail sur SAP et ne pas laisser  ces questions à l’administration centrale + élus. »
« difficulté des personnes de plus de 50 ans d’obtenir une mutation et indélicatesse des recruteurs à ne pas les ménager en leur disant noir sur blanc qu’ils n’ont plus l’âge pour s’investir. »
« une hiérarchie multiple, tatillonne et le plus souvent inefficace, sacrifie souvent les efforts des agents. Elle ignore de plus en plus leurs préoccupations et les réalités du service – le management des A est catastrophique – les pressions qu’ils subissent leur font faire n’importe quoi, n’importe comment. Je n’ai jamais vu de tels comportements au sein des services municipaux. »
« nous qui sommes en contact direct avec les riverains, nous ne sommes plus en mesure de leur apporter des réponses rapides et efficaces. Tout doit passer par des bureaux directionnels qui n’ont aucune capacité de jugement du fait de leur éloignement du lieu de l’action et de leur méconnaissance, du fait de l’éparpillement du savoir. »
« les SA sont les plus délaissés à l’image des classes moyennes de la société…les B ont des fonctions très rapprochées des A avec un niveau de responsabilité pas reconnu et une considération proche de zéro. »
« le TS doit tout faire : technique, administratif, réunions, dessins, la charge est de plus en plus vaste. »
Enfin, un cri de désespoir : « insatisfaction générale, désintérêt du travail, ambiance cassée (diviser pour mieux régner) : en gros, marre de travailler. »
 
  1. LA REFORME DE LA CATEGORIE B :
 
L’impression de nos collègues : il s’agit d’une gigantesque « tarte à la crème » ou les pouvoirs publics et la hiérarchie ont fait croire aux catégorie B qu’ils seraient largement gagnants. Or au bout de trois ans de mise en service, le constat est pénible et guère réjouissant : 40,32 % estiment qu’elle n’a rien changé et 45,16 % pensent que c’est pire qu’avant. 14, 52 % considèrent qu’elle a amélioré leur vie (surtout du point de vue du salaire). 
 
Les commentaires de l’UNSA catégorie B bureau des SA et des TS quant à cette réforme, ont été maintes fois exposés dans nos colonnes, laissons plutôt la parole à nos collègues :
 
« examens trop difficiles à obtenir. »
« pas de réels gains de salaires. »
« les SA et les TS sont les oubliés de la réforme ».
« deux examens professionnels au lieu d’un : ça retarde la carrière »
« la voie du concours et de l’examen professionnel sont moins valorisés dans les services que la nomination au choix ou la « déprécarisation », Pourquoi se fatiguer à passer les concours ? »
« pas de débouchés en A comme pour la Maitrise. »
 
  1. LES ELECTIONS PROFESSIONNELLES :
 
Seuls 12,08 % des agents s’estiment bien informés sur les prochaines élections professionnelles, contre 83,56 % qui considèrent être peu ou pas informés du tout.
 
L’information de la DRH et des organisations syndicales semblent incomplets.
Les prochaines colonnes de notre bulletin vous informeront plus précisément des différents enjeux et des nouvelles instances qui ne seront plus paritaires et de l’importance de vous déplacer le 4 décembre prochain pour voter.
 
  1. LE ROLE DES ORGANISATIONS SYNDICALES :
 
Vous n’êtes pas trop négatif sur le rôle des syndicats, l’UNSA peut s’en réjouir, vous êtes  81,38 % à considérer qu’ils sont utiles ou parfois utiles, contre 8, 96 % qui estiment être mal informé sur leurs rôles et 10,79 % qui considèrent qu’ils ne servent à rien.
 
L’UNSA a encore du pain sur la planche pour mieux se faire connaitre.
 
On nous reproche :
 
-de promouvoir nos candidats, lors des promotions : l’UNSA a déjà répondu à cette question, pour être promu, il faut sans doute le mériter, mais il faut surtout se faire connaitre et avoir une carrière active. Faites savoir à l’UNSA, les injustices qui seraient commises et nous interviendrons, nous siégeons en CAP aussi bien des SA que des TS.
-l’administration passe toutes les mesures qu’elle veut : les organismes où les syndicats sont représentés, ont voix consultative, toutefois, l’administration revoie souvent sa copie, lorsque les organisations syndicales protestent contre un passage en force d’une de ses décisions.
-la mésentente entre les OS : elle n’est pas systématique, et elle reflète aussi les différentes sensibilités des adhérents et votants.
-de n’être pas assez sur le terrain et de ne pas s’intéresser à la carrière ou aux métiers de certains agents : les services de la ville sont innombrables, surtout en déconcentrés, il est parfois difficile de venir tous vous rencontrer. Si vous souhaitez toutefois la visite d’un représentant de l’UNSA, ou si vous désirez simplement évoquer votre travail, n’hésitez pas à nous contacter, nous pouvons nous rendre sur votre lieu de travail.
 
Mais on félicite parfois aussi l’UNSA, notamment pour nos actions sur le terrain, et la défense individuelle des agents.
 
10)  NOTE DE SATISFACTION :
 
La motivation reste un point fort, elle permet d’assurer vos missions avec efficacité au service des Parisiens, le pourcentage le plus élevé, concerne la note 7/10 avec 20,81 % des suffrages, ça nous semble un score honorable,
En revanche, les conditions de travail pèchent, la Mairie de Paris doit nous entendre et nous solliciterons une audience auprès de l’Elu chargé du personnel, les notes sont en effet bien plus faibles : le score le plus élevé : 5/10 (19,13 %), suivi de 4/10 par 17,45 % des votants.
 
Nous espérons que lors de notre prochaine enquête l’année prochaine, cette faible note progressera, faites confiance à l’UNSA pour améliorer les conditions de travail des administratifs et techniques de catégorie B (SA et TS)
 
L’UNSA bien entendu ouvre le dialogue, vos commentaires sont les bienvenus, c’est ici que ça se passe.
 
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PROCHAINES ELECTIONS PROFESSIONNELLES DU 4 DECEMBRE 2014, L’UNSA TOUJOURS A VOTRE ECOUTE
SOUTENEZ UN SYNDICAT DIFFERENT QUI DEFEND VOS INTERETS PROFESSIONNELS
 
VOTEZ ET FAITES VOTER UNSA

Date de création : 16/09/2014 @ 13:37
Dernière modification : 17/09/2014 @ 08:38
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