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Nouvelles

La grève des animateurs de Centre de loisirs, le 20 février, à l‘appel de l'UNSA ANIMATION, a été un événement majeur dans l'histoire de l'animation parisienne (plus de 76% des points d'accueil des Centres de loisirs fermés à Paris). Il faut remonter à 2008, il y a cinq ans, pour trouver une mobilisation de cette ampleur : à l'époque il s'agissait d'une grève pour réclamer l'IAT2. Le contexte et les raisons de la grève sont évidemment différents, même si certaines revendications (B de terrain) étaient déjà présente il y a cinq ans.
 
L'aménagement des rythmes éducatifs, décidé par le gouvernement, a entraîné toute la communauté éducative dans une tourmente dont nous ne sommes pas encore sortis. Les enseignants se sont mobilisés, en particulier à Paris, pour le report ou pour l'abrogation de la réforme : ils ont occupé le devant de la scène, et à cette occasion l'animation et les animateurs ont été gravement mis en cause et attaqués dans des termes inacceptables. Dans ce contexte tendu, où la Ville de Paris faisait des propositions d'aménagement des rythmes éducatifs, et où les enseignants manifestaient leur colère, l'animation avait du mal à se faire entendre. Nous étions des « invisibles », dont les « autres » parlait, parfois en termes très péjoratifs, mais nous n'avions pas le droit à la parole. L'UNSA ANIMATION a pris le parti de refuser le suivisme par rapport à un mouvement enseignant qui ne nous ménageait pas, et d'autre part de ne pas attendre que toutes les décisions soient prises pour se mobiliser. C'est pourquoi l'UNSA ANIMATION a estimé qu'il fallait aller au-delà des proclamations, des lettres ouvertes et des tracts revendicatifs, et a décidé d'appeler à la grève le 20 février.
 
Une grève pour marquer notre existence et notre autonomie : par cette mobilisation, l'animation est enfin apparue sur le devant de la scène, comme un corps de métier spécifique qui demandait à s'exprimer fortement à propos d'une réforme qui la concernait pleinement. Cette action a été fortement médiatisée, et a permis de rendre « visibles » les animateurs pour la population parisienne, les enseignants, les parents d'élèves. Elle a aussi montré à la Ville de Paris que nous n'avions pas l'intention de rester passifs face aux décisions présentes et à venir.
 
Une grève pour affirmer nos revendications : face à la Ville, face au mouvement enseignant, nous avons voulu exprimer une position spécifique, qui consistait à dire que nous étions favorables à cette réforme à condition que les moyens nécessaires soient apportées pour que le périscolaire et l'extrascolaire puissent fonctionner correctement et que l'animation ait pleinement sa place dans le dispositif. Nous avons proposé un corps de revendications allant dans ce sens : préservation de la journée du mercredi, exigence de pouvoir travailler sur des créneaux « viables », création de postes de « permanents » (au moins 1000) avec des titularisations et de véritables contrats, déplafonnement immédiat des 910 heures, politique de formation digne de ce nom, effort salarial pour les animateurs, taux d'encadrement améliorés et pilotage du dispositif par les directeurs de Centre avec accès à la catégorie B.
 
Qu'avons-nous obtenu et que pouvons-nous obtenir ? Les effets d'une grève sont rarement immédiats, et doivent se mesurer sur le moyen et le long terme. Notre objectif était de peser sur les décisions à venir, et de nous présenter à des négociations en position de force, ou en tout cas en meilleure position que si nous étions restés inactifs. Des résultats immédiats ont été annoncés le jour de la grève, et des perspectives d'évolution ont été actés par écrit quelques jours plus tard.
 
Des résultats immédiats : le déplafonnement des 910 heures est acquis (le plafond est fixé à 1270 heures), et va permettre aux vacataires les plus investis à terminer l'année scolaire et à participer aux Centres de loisirs d'été, en attendant que leur soient proposés des contrats. D'autre part, 248 titularisations vont intervenir à partir du mois de mars et concerneront les animateurs contractuels. C'est une bonne chose, mais cela ne modifie pas le nombre global des permanents.
 
Des engagements écrits : quelques jours après la grève, à la suite d'une réunion avec les organisations syndicales de la Ville, le Maire de Paris, dans un communiqué, annonçait notamment « la création de 750 postes additionnels dès le budget supplémentaire de juillet 2013 » et « la structuration d'une filière d'animation avec un corps de catégorie B pour les directeurs de Centre de loisirs ». Le texte prévoit également d'autres « réunions techniques » avec « les adjoints concernés et les services de la Ville ».
 
Contrats et titularisations : si l'on veut proposer un « périscolaire de qualité », il faut consolider la filière d'animation et renoncer à l'emploi massif de vacataires. Il faut donc des titulaires et des contractuels en plus (nous avons avancé le chiffre de 1000 postes, mais il en faudra sans doute davantage), et des contrats attractifs pour permettre de fidéliser les agents et de juguler le « turn-over » permanent qui caractérise la plupart des interclasses. Les 750 postes proposés par le Maire sont une avancée, mais elle nous semble insuffisante, d'autant qu'il n'est pas précisé s'il agit de postes d'animateurs ou de postes d'ASEM.
Quels créneaux périscolaires ? L'UNSA ANIMATION avait fermement pris position contre les « 45 minutes périscolaires », notamment le soir, qui ne permettaient aucune animation et auraient posé des problèmes insolubles de recrutement. L'hypothèse des « 45 minutes » est écartée pour le soir (sauf en maternelle), et la plage périscolaire élargie sur le midi est abandonnée, sous la pression des enseignants. Restent deux hypothèses pour les élémentaires : la fin des classes à 15h30 (suivi d'une heure de périscolaire puis, après la sortie de 16h30, une heure et demie de périscolaire), OU la fin des classes à 15 h deux jours par semaine (les mardis et vendredis), les horaires des autres jours restant inchangés. Cette dernière proposition permet un temps périscolaire conséquent, et pourrait être plus attractive en terme de recrutement que l'autre proposition : cette hypothèse nous semble la plus intéressante, si l'on ne la complique pas par des horaires différenciés selon les écoles ou les arrondissements. Pour la maternelle - parent pauvre de la réflexion -, la Ville propose soit de faire commencer l'école à 9h15 (accueil assuré par les ASEM de 8h20 à 9h15), soit de faire terminer l'école à 15h45 (toujours les « 45 minutes »...) : dans les deux cas, on fait du "sur-place" et on n'améliore pas grand-chose...
 
Les directeurs de Centre de loisirs en catégorie B : est-ce que la Ville de Paris est prête à faire le pas et à confier la gestion du périscolaire (interclasse du midi et périscolaire du soir) à des agents de la Ville? Cette question est au centre du débat, et l'UNSA ANIMATION a clairement pris position à ce sujet. Si le texte du Maire parle de la catégorie B pour les directeurs de Centre, rien n'est encore vraiment acquis, et plusieurs zones d'ombre demeurent : le nombre de postes proposés en B (l'UNSA ANIMATION demande 360 postes de B, ce qui correspond au nombre actuel des directeurs de Centre), les modalités et les conditions d'accès au B (l'UNSA ANIMATION est opposée à toute forme de concours), l'intégration dans le corps d'accueil, le champ des responsabilités exercées (d'ores et déjà, on peut supposer que les directeurs de catégorie B, étant déchargés d'enfants, n'exerceront plus les fonctions d'animateur lecture)... Nous devons rester vigilants et mobilisés sur la concrétisation de cet engagement de la Ville, et prêts à de nouvelles actions si la Ville, d'un côté, maintenait l'intégralité des primes des directeurs d'école, et de l'autre faisait des difficultés sur le nombre de postes B proposés ou les modalités d'accès au corps.
Pour le reste, place à la négociation ! Des négociations doivent s'engager sur les autres problèmes « techniques », qui détermineront la réussite du projet : taux d'encadrement, problème des locaux, formation des personnels... En ce qui concerne le choix de la demi-journée de classe supplémentaire (mercredi matin ou samedi matin), le Maire décider fin mars, tout comme il doit décider d'appliquer la réforme à la rentrée prochaine ou non.
 
2013 ou 2014 ? L'UNSA ANIMATION considère depuis le début de la concertation que, pour l'animation, ce n'est pas le problème central. Si les moyens sont mis en place, si les revendications de l'animation sont prises en compte, et si nous arrivons à un minimum de consensus entre les acteurs de la communauté éducative, nous sommes prêts à relever le défi pour l'année prochaine. En revanche, il serait utopique de penser que tout le dispositif périscolaire de l'ARE (projets périscolaires, organisation définitive du dispositif, recrutements d'intervenants adéquats, formations...) sera entièrement opérationnel partout pour le 3 septembre 2013. Il faudra sans doute prévoir un temps de mise en place et d'adaptation, peut-être jusqu'aux vacances de Noël.
 
L'aménagement des rythmes éducatifs, nous l'avons déjà dit, peut être une chance pour l'animation à Paris, malgré les énormes difficultés prévisibles de mise en place. La balle est à présent largement dans le camp de la Ville : à elle de prendre le problème à bras-le-corps, à s'engager courageusement dans la réforme sans lésiner sur les moyens, à renoncer aux demi-mesures.. Si la Ville ne faisait pas l'effort nécessaire, que nous demandons mais que tous les parisiens demandent également, l'UNSA ANIMATION réviserait sa position et appellerait de nouveau à la mobilisation. Mais pour le moment, laissons la porte ouverte à l'espoir et à la négociation, sans naïveté et sans compromission : nous jugerons notre employeur aux actes. A lui de ne pas décevoir cet espoir.


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