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Nouvelles

souffrance.jpegRares sont ceux qui ne se sont pas sentis un jour épuisés à la fin de leur journée de travail. Ou stressés le matin, à l'idée d'en affronter une nouvelle. Parfois, les vacances sont attendues avec une telle impatience que l'individu s'interroge : suis-je en train de faire un burn-out ? Si ce terme anglais n'a toujours pas rencontré de consensus scientifique, il répond à une liste de symptômes précis, identifiés au gré des centaines d'études menées sur le sujet.

Il faut préciser tout d’abord que le burn-out n’est pas engendré seulement par la seule surcharge de travail : on peut en effet être heureux dans sa vie professionnelle même en "travaillant beaucoup". Un travail très prenant mais passionnant et dans une bonne ambiance se révèle moins fatigant qu'un autre bien moins occupant mais pesant et dans une mauvaise ambiance. Il faut préciser ensuite que dans la charge de travail il faut inclure les contraintes liées au travail, notamment les transports (temps perdu, sommeil perdu, inconfort, stress, etc.) et l’ambiance (pression, conflits, sentiment d’injustice, peur ne pas pouvoir s’adapter sans cesse davantage, etc.).

Force est de reconnaître que l’évolution de notre civilisation capitalisto-libéralofinancière, le rythme trépidant et le cadre artificiel de la vie contemporaine, les envies et les "besoins" croissants de notre société de consommation, l’invasion omniprésente des technologies modernes "grâce" auxquelles nous "devons" effectuer toujours plus de choses plus rapidement, l’aggravation de la pression au travail, l’éclatement des couples et des familles, le poids des solitudes multipliées, l’angoisse du chômage, l’inquiétude du présent et de l’avenir (insécurité, précarité, retraite, …), ne permettent pas toujours de bien vivre les sacro-saints "progrès" et "modernité qu’on nous vante quotidiennement…

On doit malheureusement constater que nos sociétés "développées" présentent une régression écologique, sociale, philosophique, et donc humaine, dont (parfois) on regrette les effets sans pour autant (presque jamais) vouloir reconnaître les causes. Un des effets de cette régression est le burn-out.

Quand il menace ou survient, la personne est souvent désemparée et n'a pas forcément le réflexe de consulter. Voici donc une liste succincte des principaux symptômes, pour aider les personnes concernées ainsi que leur entourage qui peut aider et conseiller.

Un test

A partir de l'une d'entre elles, réalisée par la psychiatre française Marie-Pierre Guiho-Bailly, voici une liste de douze signes qui précèdent  l'effondrement physique et psychique propre à un burn-out.

Pour savoir si vous êtes atteint par ce syndrome des temps modernes, répondez par "OUI" ou par "NON" à chaque phrase.

1. Pour x raisons – changement de poste, de chef, restructuration, nouvelles missions, etc. – vous avez le sentiment de ne plus être aussi  efficace au travail.
OUI NON

2. Vous présentez des troubles de l'attention, de concentration, de mémoire. Vous ne trouvez pas vos mots, vous faites des erreurs.
OUI NON

3. Vous compensez avec des horaires à rallonge pour tenter de retrouver l'efficience antérieure. En vain.
OUI NON

4. Le repos n'est plus réparateur. Au réveil, au retour d'un week-end ou de vacances, la fatigue revient aussitôt. Vos ruminations sur le travail vous empêchent de dormir.
OUI NON

5. Contrairement à une dépression, vous n'avez pas le goût à rien, vous n'êtes pas triste tout le temps. Mais le travail est votre principale préoccupation.
OUI NON

6. Vous vous montrez irritable, vous avez des accès de colère. Vous passez facilement du rire aux larmes.
OUI NON

7. Votre entourage a beau vous alerter, vous êtes dans le déni par rapport à votre surmenage. Vous vous repliez sur vous, avec un sentiment  de solitude grandissant.
OUI NON

8. Vous souffrez de maux de tête, de douleurs musculo-squelettiques, de troubles du comportement alimentaire, d'infections virales (ORL) à répétitions, de palpitations...
OUI NON

9. Pour tenir le coup, vous avez recours à des substances psychoactives (alcool, tabac, drogue).
OUI NON

10. Vous ressentez un épuisement émotionnel, renforcé par le déni de l’encadrement à l'égard de votre situation. Vos tâches se transforment en mission impossible.
OUI NON

11. Vous avez un comportement à risque, accidentogène.
OUI NON

12. Bienveillant d’ordinaire, vous devenez cynique à l’égard de vos "usagers" au travail (patients, clients, public, etc.). Vous travaillez  frénétiquement mais mécaniquement.
OUI NON

Les réponses

Si vous répondez "NON" dès les premiers signes

Tout va bien pour vous, tant mieux, profitez-en ! Soit vous n’êtes pas en surcharge de travail, soit vous êtes heureux dans votre vie  professionnelle même en "travaillant beaucoup". Peut-être bénéficiez-vous des avantages du télétravail ?

Si vous répondez "OUI" aux cinq premiers signes

Ne passez pas votre chemin. Les cinq premiers symptômes décrits ci-dessus sont déjà significatifs dans la mesure où le "sommeil non  réparateur et l'hyperactivité compensatrice" au travail sont deux des trois constantes d'un syndrome d'épuisement professionnel en gestation, selon Marie Pezé, psychologue spécialiste de la souffrance au travail. Pour autant, le burn-out "est un processus, et non un état" et son  évolution est "très lente", explique Catherine Vasey, auteure de Burn-out : le détecter et le prévenir (éd. Jouvence) dans le magazine Psychologies. Autrement dit, il peut être interrompu en cours de route et présente différents degrés de gravité.

Pour évaluer plus précisément votre degré d'usure, vous pouvez effectuer un test en ligne. Le Malash Burn-out Inventory (MBI), conçu en 1981 par des chercheurs américains et validé au niveau international, permet de mesurer, séparément, le degré d'"épuisement émotionnel", de "dépersonnalisation" et d'"accomplissement personnel" au sein de son activité professionnelle.

Car à ce stade, des sentiments positifs peuvent subsister à l'égard de votre travail et il faut puiser dans ses ressources. "Le principe de base, c'est de ne pas focaliser sur ce qui est stressant, usant", suggère Catherine Vasey, mais de se concentrer plutôt sur ce qui fait sens et apporte de la satisfaction. Lever le pied pour se ménager des moments de pause et de détente dans la journée est également essentiel. Objectif, selon la psychologue : "Ne plus terminer une journée de travail en étant complètement épuisé, au point de ne plus pouvoir s'investir dans sa vie privée. Il n'est pas juste de sacrifier toute son énergie au travail."

Si vous répondez "OUI" jusqu'au dixième signe

Le processus est bien enclenché, notamment si vous commencez à somatiser, en souffrant de maux physiques chroniques. Si vous consultez un médecin à ce sujet, c'est le moment d'aborder le fond du problème. "Quand on sort du déni, on a déjà fait la moitié du chemin", souligne François Baumann, médecin et auteur de Burn-out, quand le travail rend malade (éd. Josette Lyon). Un arrêt de travail temporaire peut être envisagé pour prendre du recul et enrayer le processus. Le site Souffrance et travail publie la liste des consultations spécialisées par département.

Des stratégies peuvent aussi être mises en place dans votre milieu professionnel. "Vous n'osez pas dire non à un surcroît de travail alors que vous êtes déjà débordé ? Essayez le 'oui, mais plus tard', ou bien 'oui, mais aide-moi'", suggère Agnès Martineau-Arbes, médecin du travail, dans L'Express. Il faut commencer par accepter et reconnaître ses propres limites et apprendre à déléguer. Car dans le burn-out, "on est souvent son pire ennemi", analyse la spécialiste.

Catherine Vasey propose quant à elle d'identifier "les lieux d'usure" dans le travail afin de s'en extraire. "Ce sont des tâches, des situations ou des personnes qui créent chez vous un sentiment d’impuissance, de lourdeur, de fatigue. Qui vous vident de votre énergie." Et vous conduisent directement au signal numéro 10 : l'épuisement émotionnel, symptôme typique du burn-out.

Si vous répondez "OUI" au douzième et dernier signe

Attention, vous courez droit à la catastrophe. Le cynisme est généralement la dernière étape avant le burn-out. Le médecin ne se soucie plus de ses patients, le commercial vend n'importe quoi à ses clients et l'éleveur ne s'occupe plus de ses bêtes. C'est ce que les spécialistes nomment la phase de la "dépersonnalisation" et de la "déshumanisation".

Arrivé à ce stade, le surmenage est déjà bien installé et, généralement, l'organisme craque en premier : zona, ulcère, accident cardio-vasculaire... Cela peut, dans les cas les plus graves, aller jusqu'à la mort par excès de travail. Un phénomène baptisé "karoshi" au Japon. Le suicide est l'autre alternative dramatique du burn-out.

Sur le plan psychique, un grand sentiment de vide vous envahit soudainement, "comme un trou d'air en avion", dépeint Agnès Martineau-Arbes. Il est alors impossible de retourner travailler et cette incapacité peut durer de quelques mois à plusieurs années. Il faut alors entamer un long travail de reconstruction, dont les étapes sont décrites dans une récente étude de l'Institut national de recherche et de sécurité. S'il est bien accompagné (par un médecin du travail, un psychologue...), il peut être l'occasion de reconsidérer son rapport au travail et au temps. Et d'envisager une reconversion.

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